Étude sur l'Impact de la COVID-19 sur le Mariage des Enfants au Sénégal

Cette étude commissionnée en 2021 par la Coalition Nationale pour l’Abandon du Mariage des Enfants au Sénégal (CONAME) a pour objectif d’identifier, de la manière la plus exhaustive possible, les impacts de la COVID-19 sur le mariage forcé précoce au Sénégal et plus précisément dans les régions où le phénomène est le plus répandu, c’est-à-dire : Kédougou, Kolda et Tambacounda. Au niveau national, près d’une petite fille sur trois est mariée avant l’âge de 18 ans, même si des disparités régionales existent.

Cette étude démontre que la COVID-19 n’a fait qu’empirer la situation de vulnérabilité des familles dans les régions de Kédougou, Kolda et Tambacounda, trois des régions les plus défavorisées socio économiquement. Dans ces régions reculées du pays, les foyers déjà en situation difficiles et la fermeture des écoles, ont eu un impact direct sur les familles, augmentant le nombre de mariages d’enfants.

 

Study on the Impact of COVID-19 on Child Marriage in Senegal

This study commissioned in 2021 by the National CSOs Coalition to End Child Marriage in Senegal (CONAME) aimed to identify, as exhaustive as possible, the impacts of COVID-19 on child marriage in Senegal, more precisely in the areas where the phenomenon is most widespread, namely: Kédougou, Kolda, Tambacounda. At the national level, nearly one in three girls are married before the age of 18, however, there are regional disparities.

The study highlights the increased vulnerability of families in the COVID-19 pandemic in Kédougou, Kolda, and Tambacounda, three of the country's most socio-economic disadvantaged regions. In these remote regions of the country, a higher household burden associated with school closures has had a direct impact on families resorting to child marriage.

Published 2021-10-11